Rando itinérante – GR

GR 6 (Compostelle): l’after. Repos à la Ferme du Gravier, Gramat – Lot, France

Bal(l)ade d'un autre genre...

Mary la brebis anglaise
Ne se sentait pas très à l'aise
Face à ses congénères à laine
Elle courait à en perdre haleine
Nulle part ailleurs autour du globe
On n'avait vu brebis angoraphobe
Quoiqu'il en soit laissons Mary 
À ses sheakespeariennes considérations
"To brebis or not to brebis?"
Eh oui, telle est la question...

Au milieu de cette étrange faune
Il y a Poc la poule aphone
Pour s'éveiller au chant du coq
Il ne faut pas compter sur Poc
De toute façon c'est une poule!
Il manque la voix et puis des boules

Épitaphe
Dans ce petit monde épique
Auparavant il y avait Pic
La poule aimait les asticots
Là, les vers ont de la poule au pot 
C'est la dure loi de la nature
Et à chacun sa nourriture!
(Voici comment après deux-trois verres
J'ai vite écrit ces quelques vers
Certainement pas piqués des vers
Au sujet de Pic et des vers)

Bien sûr je n'oublie pas les filles:
La fille Olga, la mère Effi
Et vive le mouvement continu:
Jouet lancé / Jouet revenu!
En reine et roi de la basse-cour
Deux âmes trônent avec humour
Françoise et Michel se coupent en douze
Et nos vacances sont belles et douces 

Petit plongeon dans la piscine
Suivi d'une savoureuse cuisine 
Ambiance digne d'une bonne comédie
Avec le Cantal et la Normandie
D'autres adresses à Gramat je jetterai
Même pour une halte provisoire
Sans aucun doute je garderai
La Ferme du Gravier dans ma mémoire 



 

GR 6 (Compostelle): visite de Rocamadour – Lot, France

Étrange atmosphère dans les rues de Rocamadour, la nuit...

Rectification : Nous n'avons pas visité Rocamadour de long en large, mais de bas en haut (et de haut en bas). En effet, le site est organisé sur trois niveaux: la cité médiévale (rue commerçante), les sanctuaires, et le château.
Visite : La situation de notre hôtel est super pratique pour la visite de Rocamadour.
Les éclairages nocturnes apportent aux lieux une dimension féérique.
Tuyau: s'offrir un tour en petit train pour bénéficier d'une vue plus globale.
Les 40°c de la journée nous incitent à commencer l'exploration depuis le haut, l'escalade est un peu plus facile le matin. Pour arriver au sommet, on suit "le chemin de croix de Jésus". Inutile de préciser que les points de vue y sont épatants!
Les références religieuses sont très présentes ici, mais que l'on soit croyant ou non, la visite vaut le détour.
Accessoirement, Rocamadour est le deuxième site naturel le plus visité de France, après le Mont Saint-Michel. Naturel oui, mais avec un petit je-ne-sais-quoi d'artificiel dans la rue commerçante tout de même...
Guide : Topoguide: Sentier vers Saint-Jacques de Compostelle via le Puy > Figeac - Moissac > Rocamadour - La Romieu (Fédération française de la randonnée pédestre, mai 2012) --> édition 2016 par ici

Vers les sommets de Rocamadour,

sous un soleil de plomb,

par le chemin de croix

Et ça vaut le coup !

Retour à la cité médiévale

On était tout là haut

La nuit tombe et le sit est sublimé par les jeux de lumières

GR 6 (Compostelle): de Gramat à Rocamadour – Lot, France

Vers le bouquet final de notre périple...

Départ: Depuis Montanty, nous longeons le parc animalier pour rejoindre Gramat et le GR.
Longueur : 16,35 km
Dénivelé positif cumulé: 479 m
Météo: 33°c à l'ombre.
Paysage / Terrain: Un peu de béton, un chemin de causse typique parmi les cigales et les chevaux, un sentier de terre et de roches le long de l'Alzou, et une interminable voie pierreuse.
Balisage: À revoir sur cette partie. Les distances indiquées sur les jolis petits panneaux de bois ne nous ont pas toujours semblé cohérentes.
En chemin: Et voilà, notre périple se termine aujourd'hui. Dans notre état d'esprit il y a: l'impatience d'atteindre et de découvrir la ligne d'arrivée, la satisfaction de bientôt réussir notre challenge, les souvenirs des joies et surprises réservées par ce parcours, et pas mal de fatigue physique aussi, qui se manifeste par des petits bobos par-ci par-là.
La journée commence sous un soleil déjà chaud, plus encore qu'hier. La section ombragée commence seulement quand on descend vers l'Alzou et le moulin du Saut. Cependant la chaleur est toujours aussi lourde ici.
L'étroit sentier lézardé de racines d'arbres se faufile dans des bois aux allures de jungle avec sa végétation luxuriante, son atmosphère moite et le Crrrr Crrrr grinçant de certains oiseaux. On se sent minuscule dans le canyon...
Le moulin du Saut est le premier d'une série de plusieurs moulins en ruines sur les rives de l'Alzou, et sans aucun doute le plus fascinant, parce que passons au cœur même des vestiges.
La grotte de la Roque Fumade est un autre site remarquable que l'on peut observer en cours de route.
L'itinéraire du jour est finalement assez aisé dans de bonnes conditions, mais il y a quand même quelques passages un peu plus abrupts et sportifs. Le pire à gérer est une fois de plus la chaleur, particulièrement sur le tronçon final dont on ne voit jamais la fin. Après chaque virage, j'espère quelque chose de nouveau mais non... toujours ces pierres, blanches, torrides, reflétant la lumière éblouissante.
Puis enfin, comme un mirage au-dessus de nos têtes: Rocamadour, cité minérale, superposition d'édifices et de pierres qui s'élèvent dans les airs.
On y est! On l'a fait! C'est un moment euphorisant! L'aboutissement d'un voyage du corps et de l'esprit, une expérience inoubliable!
Et maintenant, trouver l'hôtel, la douche, une terrasse au frais... et se repasser le film de cette expédition dans nos têtes...
Hébergement: Hôtel "Le Terminus des Pèlerins". Situation exceptionnelle, au cœur de la cité médiévale. En plus on a une terrasse avec vue sur les falaises!
Guide : Topoguide: Sentier vers Saint-Jacques de Compostelle via le Puy > Figeac - Moissac > Rocamadour - La Romieu (Fédération française de la randonnée pédestre, mai 2012) --> édition 2016 par ici
Encore un petit mot: Nous tenons à remercier tous ceux et celles qui ont suivi nos péripéties; vous étiez parfois plus de 90 par jour à nous accompagner! Et un merci tout particulier aux personnes qui ont, d'une manière ou d'une autre, exprimé leurs encouragements, par leurs commentaires (sur l'ancien blog), leurs emails ou encore par leur bienveillance. Restez un peu plus longtemps: demain nous visitons Rocamadour de long en large; plus de photos sont à venir!


 

Enfin un peu d'ombre, mais l'atmosphère est lourde et moite

En plus, un passage sportif s'annonce dans les roches

Superbe passage

au coeur des ruines

du moulin du Saut

Grotte de la Roque Fumade

Dernier tronçon en plein soleil qui cogne. À chaque virage, j'espère quelque chose de neuf, mais ça tarde à venir... La fin est difficile...

Puis soudain, comme une apparition sortie de nulle part, elle surgit là, au-dessus de nos têtes : 

ROCAMADOUR

GR 6 (Compostelle): de Lacapelle-Marival à Gramat – Lot, France

Départ: Dur dur le lever ce matin. La nuit a été courte et un peu bruyante. Nous n'avons pas très faim. Juste un café et en avant! L'étape est longue aujourd'hui, et il va faire très chaud.
Hier, nous avions confié nos bagages aux "Saints Bernard du GR", parce que chaleur + douleurs à la jambe, autant se simplifier un peu la vie... Aujourd'hui on récidive. Après avoir déposé les sacs à l'entrée du camping, nous rejoignons le GR à Lacapelle-Marival, par un raccourci que nous a indiqué la patronne.
Longueur : 24 km
Dénivelé positif cumulé: 122 m, c'est assez cool. Difficulté du jour: la chaleur.
Météo: 31°c à l'ombre.
Balisage: Plutôt bon, parfois pas très visible au premier coup d’œil.
Paysage / Terrain: Le début est dans la continuité d'hier: campagne verdoyante, champs de blé, parfums de fleurs et de foin, les papillons virevoltent autour de nous...
À partir de Thémines, c'est le grand come-back des pierres sèches, pelouses calcaire et sol rocailleux; les causses quoi, mais heureusement on reste sur le plateau.
Après l'Hôpital-de-Beaulieu, le chemin est en relative ligne droite jusqu'à Gramat. C'est assez monotone. Nous quittons le GR à hauteur de Pech Farrat, pour rejoindre notre chambre d'hôtes.
Hébergement: "Les Granges de Montanty". Prix défiant toute concurrence, surtout pour les repas! paniers pique-nique à emporter, mais il faut savoir que c'est vraiment loin du GR.
En chemin: Évidemment nos estomacs trop peu remplis se révoltent après quelques kilomètres... Nous cherchons une boulangerie à Rudelle... sans grand succès. Une petite dame arrose des fleurs devant sa maison, et je lui demande s'il y a une boulangerie ici. Négatif. Pas d'hésitation: elle rentre chez elle et revient nous offrir des biscuits, "pour nous donner du cœur à l'ouvrage". Eh ben ça! ça met du baume au cœur, oui, et à l'estomac. Elle vérifie encore si nous avons de l'eau et un guide, et nous continuons notre chemin. Merci Madame de Rudelle!
Après la tranquillité des collines, nous surgissons à Thémines au milieu d'une brocante. Il y a du monde (ça nous change!), nous slalomons lentement dans la foule, sous un soleil qui cogne dur maintenant. Un monsieur nous interpelle et nous pose quelques questions sur notre parcours. Il demande si nous avons tout ce dont nous avons besoin. Je lui dis que nous cherchons de l'eau. "Suivez-moi".
En chemin,nombre de villageois lui serrent la pince et le taquinent "Salut Jojo! T'es en bonne compagnie aujourd'hui!". Jojo vit à Thémines depuis 72 ans. Il nous réapprovisionne en eau. Merci Jojo! Nous échangeons encore quelques mots, puis nous reprenons la route, avec un cabécou et du gâteau aux noix achetés à la boulangerie (oui, ici il y en a une).
La chaleur s'intensifie, le bitume fond, les pierres nous renvoient la chaleur sans aucune once de pitié, il y a peu d'ombre sur l'itinéraire d'aujourd'hui, contrairement à hier. Nous buvons régulièrement et nous aspergeons la tête et la nuque. C'est super agréable! Mais l'eau s'épuise vite...
Peu après l'Hôpital-de-Beaulieu, nous entamons une conversation à sens unique avec deux poneys (insolation?). C'est à ce moment qu'un couple nous appelle: "Vous voulez de l'eau?" (inquiets de nous voir parler à des chevaux?). Nous acceptons volontiers leur proposition, quelle aubaine! À cet instant, tout dérape. Coup de chaleur? Trou de mémoire? Tour de magie? Passage dans une autre dimension?
Je ne sais plus très bien comment tout cela est arrivé, mais je me souviens d'une terrasse ombragée, d'un bon verre de vin de producteur, et surtout d'un moment hyper sympa partagé avec Françoise et Ronny, deux âmes bienfaisantes de plus sur notre route. On refuse l'invitation pour le barbecue du soir avec regret... il reste encore quelques kilomètres à parcourir, mais avec une nouvelle recharge d'eau. Bye Françoise et Ronny, et encore merci!
Demain, c'est l'ultime étape, vers un site magnifique aux dires de tous. Voyons cela!
Guide : Topoguide: Sentier vers Saint-Jacques de Compostelle via le Puy > Figeac - Moissac > Rocamadour - La Romieu (Fédération française de la randonnée pédestre, mai 2012) --> édition 2016 par ici

 

Au menu du jour : campagne, chaleur écrasante et belles âmes sur notre route

GR 6 (Compostelle): de Figeac à Lacapelle-Marival – Lot, France

Arrêt fraises à Cardaillac

Départ:Nous partons tôt pour bénéficier au maximum de la fraîcheur matinale. 

Près des halles, le marché s'installe. Les camionnettes arrivent de toute part en klaxonnant et en râlant. Sur les étals déjà en place : fruits et légumes multicolores, pains appétissants, olives et charcuteries. Un café, un petit-dej et un casse-croûte à emporter pour midi, et c'est parti !
La douleur ressentie dans ma jambe est devenue supportable, sans doute grâce à des massages à la gaulthérie. 
Longueur : 22,9 km
Dénivelé positif cumulé: 437 m
Météo: Température inconnue, mais chaud chaud !
Paysage / Terrain: À la sortie de Figeac, nous traversons bois, prés et collines vertes. Après Cardaillac (encore un beau village), un beau sentier de terre et de roches serpente et grimpe dans les bois. Ca monte d'ailleurs pas mal jusqu'à Saint-Bressou. Ensuite, pas de difficulté spécifique jusqu'à Lacapelle-Marival. Moins de goudron qu'hier, mais une portion bof bof sur la départementale avant Cardaillac.
Balisage: Très bon.
Hébergement : Camping municipal « Le Bois de Sophie », en formule « randonneur » : location d'un toilé meublé, 4 lits, gazinière, frigo, terrasse et meubles de jardin, électricité, le tout pour un prix « camping », super ! Cerise sur le gâteau : Francky vient livrer ses pizzas sur place, pratique ! Petit bémol : le wifi pas au point, ce qui explique le décalage d'un jour pour la publication de ce post.
En chemin: Nous progressons maintenant plein nord, sur le GR 6, une autre voie jacquaire arpentée par les pèlerins (sauf que nous n'y croisons personne). L'environnement est très calme. Quel contraste avec l'effervescence de Figeac !
Les points de vue sont toujours aussi enchanteurs. À Cardaillac, il y a une petite épicerie où nous achetons des fraises ; elles sont tout simplement divines.
Nous avons aussi la chance de trouver des tables et des bancs, dont une qui tombe très bien pour notre pause à Saint-Bressou, avec vue sur le « Pic de St-Bressou » (618 m). Lacapelle-Marival est un gros village, avec plusieurs commerces et services, dont l'office du tourisme (accueil sympa).
Globalement, très bel itinéraire donc, avec ce luxe : beaucoup d'arbres, donc beaucoup d'ombre, et nous ne souffrons pas de la chaleur.
Ce soir au camping, je regarde la carte avant d'aller dormir. Tiens, demain nous revenons dans le Parc naturel des causses du Quercy ??!!!
Guide : Topoguide: Sentier vers Saint-Jacques de Compostelle via le Puy > Figeac - Moissac > Rocamadour - La Romieu (Fédération française de la randonnée pédestre, mai 2012) --> édition 2016 par ici

 

En route à travers les prés, les bois et les collines vertes, 

le long du ruisseau de Planioles

1ère étape dans le beau village de Cardaillac

puis on continue dans les collines

avant d'arriver dans le gros village de Lacapelle-Marival où nous dormirons ce soir

GR 651-65 (Compostelle): de Camboulit à Figeac – Lot, France

Départ: Quelle belle étape à l'hôtel "La Belle Époque"! Une bonne nuit au calme, dans un beau cadre, un très bon repas, un accueil sympa, et seulement à quelques pas du GR. Ce matin nous partons l'esprit léger, même le sac semble peser moins lourd! Il y a du soleil, de la brume, c'est beau, c'est paisible...
Longueur : 16 km
Dénivelé positif cumulé: 357 m
Météo: Retour de la chaleur: 29°c. 
Paysage / Terrain: Aujourd'hui nous marchons sur des petites routes de campagne, heureusement peu fréquentées. Il y a seulement du changement dans la montée pour accéder à Béduer (bois-boue-vase), et la descente vers Figeac a un petit-arrière goût de causse. Belles vues sur des étendues verdoyantes, mais le béton est un peu monotone. 
Balisage: Bon. 
Hébergement: Hôtel "Le Terminus Saint-Jacques". Pas besoin de tourner autour du pot: cet hébergement (pourtant plus cher) n'a rien pour rivaliser avec celui de la veille mais... nous y rencontrons la patronne, Belge, de la province de Luxembourg, avec une personnalité marquante, dans le bon sens du terme. Nous sympathisons rapidement et nous pouvons même pratiquer notre langue maternelle, se dire qu'il n'y a pas un pet d'vent, se revoir tantôt et lui dire quoi pour le petit-déjeuner. Du coup ça donne envie d'une Leffe. 
En chemin: Le village de Faycelles est fleuri et très mignon. Nous y faisons une halte pour un approvisionnement. 

À partir du Mas de la Croix, nous passons sur le GR 65, où nous croisons plus de marcheurs qui bien entendu, progressent dans l'autre sens. Eh oui, nous on fait Compostelle de Jacques-Saint. Même qu'on marche en moonwalk et qu'on parle en verlan. Bon sérieusement, pour répondre aux diverses réactions d'étonnement: on est là pour l'expérience humaine, et pour découvrir la région.
La variante du Célé est apparemment moins fréquentée car plus difficile (tu m'étonnes). Les échanges y furent rares, à part avec cette randonneuse de Limoges ou ce couple de Parisiens sur le point de s'y engager sans s'imaginer un instant les exigences de la vie en causses, comme nous il y a quelques jours...
Ceci dit, les marcheurs du GR 65 tracent la route, le nez dans le guidon. Rares sont ceux qui s'arrêtent pour taper la causette.
Sur les hauteurs de Figeac, avec vue sur la ville, nous trouvons encore une aire de repos vraiment bienvenue après le passage peu agréable par une zone artisanale: ombragée, et avec une pompe à eau, chouette!
Dans la descente vers Figeac, mauvaise surprise pour moi: des douleurs dans la jambe... aïe, je m'inquiète pour la suite... En attendant, nous essayons de profiter de la cité médiévale où il règne une atmosphère agréable. Les personnes rencontrées sont avenantes et souriantes. De plus, nous arrivons pour l'inauguration des festivités locales: "Célété".
Manger un casse-croûte sur les rives du Célé en assistant à un concert d'une fanfare funk, nous sommes en vacances! Demain, changement de cap: nous nous lançons sur le GR 6 cette fois, enfin... si ma jambe le permet... 
Guide : Topoguide: Sentier vers Saint-Jacques de Compostelle via le Puy > Figeac - Moissac > Rocamadour - La Romieu (Fédération française de la randonnée pédestre, mai 2012) --> édition 2016 par ici

 

Démarrer une rando dans la brume du matin : j'adore

Étape à Faycelles pour le ravitaillement

Le village est perché

et fleuri.

Les fleurs accompagnent encore un peu nos pas 

Et déjà nous approchons de Figeac,

superbe !

GR 651 (Compostelle): de Saint-Sulpice à Camboulit – Lot, France

Départ: La nuit n'a pas été aussi réparatrice qu'on l'espérait. Mauvaise insonorisation du gîte... Vu l'étape qui nous attend, nous essayons de négocier un transfert de nos bagages contre dédommagement avec les responsables du gîte. Sans succès. Le transport des sacs sur le chemin de Saint-Jacques est un business lucratif, assuré par des sociétés indépendantes. 

L'année dernière en Bretagne, certains l'ont proposé spontanément, l'ont effectué gracieusement ou en échange d'un forfait raisonnable. La démarche est différente ici et ça nous surprend.
Les hébergements sont très nombreux, la concurrence est rude. Voici peut-être un service à proposer pour augmenter le taux de fréquentation, surtout quand on cible un public de randonneurs.
En route à 8h, les épaules bien chargées... 
Longueur : 21 km
Dénivelé positif cumulé: 717 m
Météo: Le ciel est encore couvert ce matin. Un peu frais mais pas de pluie. Le soleil est de retour l'après-midi, 24°c. Bonnes conditions pour marcher. 
Paysage / Terrain: Le matin, causses toujours. Une variation tout de même: la végétation se densifie et c'est souvent boisé. Au sol, outre les cailloux, nous foulons de la terre et de la prairie.
L'après-midi, changement d'environnement. Après Espagnac, nous traversons les bois qui longent le Célé. Ceci correspond plus à l'idée que je me faisais de "la vallée du Célé". Pourquoi le GR 651 n'est-il pas nommé "les causses du Célé"?
Après Corn, le paysage devient rural, avec des hameaux aux belles bâtisses, des champs, des oiseaux qui chantent et des vaches qui se désaltèrent dans le ruisseau. 
Balisage: Première hésitation à Corn: en sortant de l'aire de détente, il faut se diriger à droite vers la D41 et prendre la direction Boussac. 
Hébergement: Pause confort ce soir, appréciable après la nuit dernière. Nous nous écartons un rien du GR pour dormir à l'hôtel "La Belle Epoque" à Camboulit. Super chambre en bois, piscine, vrai shampoing, sèche-cheveux... waouw! on va pouvoir se coiffer pour aller manger dans le restaurant gastronomique! (en tenue de sport et avec des chaussures aquatiques...)
En chemin: L'escalade du causse de Brengues est sportive, mais c'est magnifique. Au sommet, quelques belles propriétés en pierres.
Espagnac est un village plein de charme (le petit plus: les voitures doivent être garées à l'extérieur).
À Corn (où il y a un champ de maïs!), une bonne surprise nous attend: un panneau invite les marcheurs à se reposer sur une aire de détente. Habituellement, les bancs de repos sont très rares voire complètement absents. Ici nous trouvons: deux belles tables, des bancs, une cascade et... un verger à notre disposition! Mmmmm, quel plaisir de savourer framboises, cassis et grosses groseilles! Cet espace est une aubaine au petit goût d'eden. Qui devons-nous remercier? La mairie de Corn? En tout cas merci!
Cette étape est celle que nous avons préférée à ce jour, avec des paysages diversifiés. Les dénivelés importants ont été affrontés dans la fraîcheur du matin, ça aide! Aujourd'hui nous avons d'ailleurs quitté le parc naturel des causses du Quercy et demain, nous laisserons la vallée du Célé derrière nous, pour nous diriger vers la ville en empruntant une portion du GR 65, le chemin de Compostelle version "classique". 
Guide : Topoguide: Sentier vers Saint-Jacques de Compostelle via le Puy > Figeac - Moissac > Rocamadour - La Romieu (Fédération française de la randonnée pédestre, mai 2012) --> édition 2016 par ici

 

Encore un p'tit tour dans les causses

avant de se dire au revoir

On passe par Espagnac

Encore un joli village

Ensuite le sentier devient boisé

et suit le Célé

où il fait bon se désaltérer on dirait 🙂

Un étape variée, qui se termine par un paysage rural

GR 651 (Compostelle): de Sauliac-sur-Célé à Saint-Sulpice – Lot, France

Vues imprenables sur la vallée du Célé

Départ: Retour à Sauliac centre en voiture avec Helen. 
Longueur : 15,50 km mais nous avons appris la règle d'or ici: on ne compte pas les kilomètres, mais le nombre de causses à gravir!
Dénivelé positif cumulé: 477 m
Météo: 22°c ; petite pluie bienfaisante, rafraîchissante... j'aime la pluie... Savourons cette parenthèse fraîcheur car la suite s'annonce hot.
Paysage / Terrain: Causse et rocaille, pas de grand changement par rapport à hier, sauf que les pierres sèches blanches sont devenues des pierres mouillées noires. Pas mal de boue aussi, et toujours ces vues imprenables sur la vallée. Célé mais c'est beau !
Balisage: Aujourd'hui nous rencontrons le responsable du balisage du GR651. Il veut connaître notre avis à propos de celui-ci et je confirme : excellent jusqu'à présent.
Hébergement : Gîte d'étape (bar et resto) « Le Saint-Sulpice ». Bien indiqué, formule ½ pension possible, préparation de paniers pique-nique et connexion internet disponible. Une bonne adresse !
En chemin: En entamant l'ascension ce matin, je repense aux paroles d'Helen et Richard... « C'est bon pour le coeur »... « Il faut 7 jours de marche pour s'habituer aux causses »... et aux conséquences ? 

En route nous admirons encore des édifices insolites et impressionnants, tels que des habitats troglodytes ou des créations improbables comme cette terrasse en bois posée en équilibre sur des roches.
Ce midi nous vivons une pause pittoresque à Marcilhac-sur-Célé, dans le seul restaurant ouvert : « Le Restaurant des Touristes ». Nous avons l'intention de manger un plat léger pour marcher « facilement » cet après-midi. Un monsieur nous fait attendre à la porte, car il doit d'abord « demander à Pierrette ». Autorisation accordée. Le monsieur nous accompagne à notre table. Sans que nous commandions quoi que ce soit, les plats arrivent : melon, jambon de pays, tomates du jardin avec vinaigrette sérieuse (Harnoncourt comprendra)...
Echange de sourires déconcertés avec un jeune couple entré en même temps que nous... Tout est de qualité. Nous ignorons tous les détails de ce qui va se passer, mais c'est plutôt de bon augure. Je complimente Pierrette, dont la réponse déterminée ne tarde pas « Finissez les plats ! ». Ce qui finalement n'est pas une option négociable puisqu'elle se charge de vider les plats non terminés dans nos assiettes (décidément, Harnoncourt si tu m'entends...).
Puis notre table se garnit d'agneau (succulent à ce qu'il paraît), de pommes de terre rôties à l'ancienne et de tomates au four. L'assortiment de fromages est parfait, et les fraises, une conclusion de choix à ce repas innatendu. De la bonne cuisine « grand-mère » et une patronne que nous n'oublierons pas !
Finalement, nous arrivons assez tôt au gîte, l'étape est plus facile que prévue et c'est une bonne surprise. Demain, journée difficile en perspective, avec des conditions similaires à mardi. Essayons de passer une bonne nuit...
Guide : Topoguide: Sentier vers Saint-Jacques de Compostelle via le Puy > Figeac - Moissac > Rocamadour - La Romieu (Fédération française de la randonnée pédestre, mai 2012) --> édition 2016 par ici

 

Ça fait du bien, une journée grise et rafraîchie par une fine pluie

Habitats troglodytes...

...et constructions improbables

Quand la pierre sèche blanche devient la pierre mouillée noire

GR 36-46 et 651 (Compostelle): de Saint-Cirq-Lapopie à Sauliac-sur-Célé – Lot, France

Le beau et plat chemin de halage du Ganil

Départ: Depuis Saint-Cirq Lapopie, nous parcourons la dernière portion du GR 36-46 avant de rejoindre le GR 651 à Bouziès, variante de Saint-Jacques de Compostelle par la vallée du Célé. 
Longueur : 22 km
Dénivelé positif cumulé: 852 m
Météo: Il fait déjà chaud à 7h30 et à 9h00, la crème solaire est nécessaire. En journée, toujours ces 29°c à l'ombre. 
Paysage / Terrain: Sentier escarpé pour descendre de Saint-Cirq-Lapopie, un peu de plat (ça ne durera pas!), un passage sur route entre Bouziès et Conduché à éviter! (il y aurait une voie de chemin de fer désaffecté, ça vaut le coup de choisir cette alternative si possible), ensuite, c'est parti pour les causses: monter et descendre, sol de rocaille et pierre sèche. 
Balisage:Très bon. 
En chemin:Pour débuter cette journée, nous empruntons le fameux chemin de halage du Ganil, creusé dans la falaise! C'est beau, c'est calme, c'est plat... 

La suite est plus sportive, mais de superbes points de vue et vestiges impressionnants arrivent en récompenses: le Défilé des Anglais, grotte fortifiée par les Anglais au XIIIème siècle (visible depuis le pont à Bouziès), les ruines du Château des Anglais encastré dans la falaise à Cabrerets, le vieux Sauliac et ses restes de maisons, dans la falaise également. À midi, pause à Cabrerets chez des Anglais à l'esprit aventureux, puisqu'ils ont ouvert un resto végétarien dans le sud-ouest! 
Hébergement:Chambres d'hôtes "Les métairies basses", tenues par un couple... d'Anglais! (c'est une journée à thème?) Le lieu est très reposant, avec des animaux, un grand potager, peu de voisins... mais damned! c'est loin du GR!
Heureusement Helen est venue nous cueillir au centre de Sauliac, mais les derniers pas entre le sentier de rando et le village: aïe ouille!
Et maintenant la bonne nouvelle: "la prochaine étape est plus difficile que celle d'aujourd'hui", nous disent Helen et Richard en riant de bon coeur...
J'ai beau être matinale, j'ai mal...
Guide : Topoguide: Sentier vers Saint-Jacques de Compostelle via le Puy > Figeac - Moissac > Rocamadour - La Romieu (Fédération française de la randonnée pédestre, mai 2012) --> édition 2016 par ici

 

Ce matin, le soleil chauffe déjà quand nous quittons St-Cirq-Lapopie à 7h30 

En plus aujourd'hui, les choses sérieuses commencent : on attaque les causses,

royaume du minéral

tant apprécié de certains

Le château des Anglais

Le défilé des Anglais

On arrive tout doucement à Sauliac...

GR 36-46, de Concots à Saint-Cirq-Lapopie – Lot, France

Vue sur les toits de St-Cirq-Lapopie, quand on arrive de Concots

Départ:Pour éviter de reproduire l'erreur de l'année dernière (27 km dans les falaises le 1er jour), on décide de la jouer cool aujourd'hui. Les enfants ont posé un lapin au chauffeur du car scolaire, pourtant ce ne sont pas encore les vacances ici. 

Hop ! on saute sur l'occasion, et on s'offre un lift, direction Concots, avec le luxe de pouvoir choisir une place dans un bus vide. 
Longueur: 9,8 km, étape relativement courte donc, ce qui est très bien pour visiter tranquillement le village qui nous attend, et surtout pour garder des forces, car les prochaines journées seront plus rudes... 
Dénivelé: 188 m
Météo: Il fait frais ce matin à 7h : 12°c. À partir de 9h, la chaleur s'installe et 29°c à l'ombre nous chaufferont le caillou durant l'après-midi.
Paysage / Terrain: Ce petit tronçon du GR36-46 nous fait traverser les causses du Quercy, paysage de plateaux calcaires et de murets en pierres sèches. Les chemins sont pierreux, rocailleux et asphaltés. La descente finale se fait sur un sentier escarpé. 
Balisage: Impeccable ! 
Hébergement : La maison de la Fourdonne est un gîte d'étape qui est également un lieu culturel et de promotion du patrimoine, avec un théâtre en plein air, un petit jardin... sympa!
En chemin: Le sentier est très peu fréquenté, nous profitons du calme... et arrivons avec joie à Saint-Cirq-Lapopie, où nous pouvons enfin nous restaurer, l'heure de départ étant trop matinale pour le petit-déjeuner de l'hôtel d'hier.
Le village accroché à la falaise mérite bien son titre : admirablement préservé et photogénique à souhait. On fait un bond au Moyen-Âge. Dans les échoppes des artisans, on a des coups de foudre à répétition, mais le poids du sac à dos est un argument de choc pour se préserver des achats compulsifs ! L'économie locale ne nous remercie pas... sauf le secteur de la restauration.
Car il faut le dire, s'il ne fait pas bon naître canard dans la région, la gastronomie du sud-ouest est à la hauteur de sa réputation : goûteuse et roborative. Le cabécou est un fromage de chèvre à tomber parterre (en 1451, il était utilisé comme valeur d'impôt), et le coq au vin de Cahors est un bonheur ! Deux adresses testées ont de quoi séduire les papilles : « Lou Bolat », et « Lapopie », avec en prime un accueil sympathique.
Mais la palme de la gentillesse revient aux tenanciers du snack « Soleil Or », qui nous ont préparé des sandwiches avec leur pain de consommation personnelle ! Nos estomacs apprécieront ce petit-déjeuner demain matin, car nous descendons vers la vallée du Célé pour rejoindre le chemin de Compostelle, et l'étape promet d'être gourmande en énergie...
Guide : Topoguide: Sentier vers Saint-Jacques de Compostelle via le Puy > Figeac - Moissac > Rocamadour - La Romieu (Fédération française de la randonnée pédestre, mai 2012) --> édition 2016 par ici

Cette année on commence tranquille, pas comme l'année dernière...

Le Lot

Waouw waouw waouw ! Quelle vue, ça promet !

Pas de doute : Saint-Cirq-Lapopie mérite bien d'être classé parmi les plus beaux villages de France !

Promenade à Cahors avant le GR36-46 – Lot, France

Le pont Valentré

Départ: 5h00 du mat' je baisse le son... du réveil, mais debout quand même, le train n'attendra pas. 6h20, il y a déjà (ou encore?) de la vie à la gare de Luxembourg. Un dernier signe à Sophie qui a sacrifié son sommeil pour nous emmener (merci Sof!), et c'est parti pour presque 9 heures de train... 
Arrivée : 15h09, débarquement à Cahors. Le soleil et la chaleur nous font très vite oublier les 8°c de ce matin. Après un passage à l'hôtel Le Valentré (simple, très correct, accueil efficace et situation pratique en face de la gare), en route pour une visite de la cité.
Un peu de tourisme : Cahors est une ville-presqu'île lovée dans la boucle du Lot. Quelques monuments valent le coup d’œil. Parmi ceux-ci: la cathédrale Saint-Etienne, l'horloge monumentale et son mécanisme à billes, et l'emblématique pont Valentré. Il faut aussi flâner dans les ruelles étroites du quartier médiéval aux façades à colombages. Des coquilles brillent sur le sol et nous rappellent que le chemin n'est plus très loin... Il est temps de rentrer se reposer, mais d'abord: testons le breuvage local. 
À suivre... : Demain, l'aventure commence vraiment. Nous foulerons les sentiers en direction d'un village connu pour être l'un des plus beaux de France. Impatience et curiosité!

La cathédrale St Étienne

Allez, on va aller voir ce fameux pont de plus près

et même marcher dessus

L'horloge monumentale et son mécanisme à billes

Le Lot

Tiens, ça change des tags ça !

Un dernier tour dans les ruelles étroites de la ville

pour admirer les belles façades à colombage

Mais une coquille de St Jacques nous rappelle qu'on ferait bien de rentrer à l'hôtel et de se reposer avant le GR qui commence demain !

GR34 de à Perros-Guirec à Ploumanac’h – Bretagne, France

Quand les bulles de magma font leur spectacle...

Départ: Plage du Trestraou 
Longueur : 3,7 km
Dénivelé positif cumulé: 78 m
Météo: Soleil, 23°c, ça chauffe, pas d'ombre ici.
Paysage / Terrain: Nous ne pouvions terminer notre périple sans aller voir les célèbres amoncellements de granit rose, après une journée de récupération. Mais d'abord: savez-vous d'où proviennent ces gigantesques blocs? Ce sont des bulles de magma âgées de quelque 300 millions d'années! L'érosion leur a donné des formes parfois surprenantes qui, à la manière des nuages, éveillent l'imagination. Parmi les plus célèbres: "la bouteille" (voir photo). Ces empilements improbables de marshmallows géants, qui changent de couleur au gré de la lumière, bordent le sentier (plus précisément l'allée de granit rose) de long en large. Une allée très très fréquentée, et c'est d'ailleurs en touristes que nous décidons d'aborder cette promenade. De toute façon, chaussures et équipement de rando ne se justifient pas ici, et les bâtons sont interdits. 
Balisage: Un peu passé au second plan pour l'aspect GR. Plus axé "information touristique". 
En chemin: Des touristes dont nous, des joggeurs, des touristes, des joggeurs, des touristes, des joggeurs qui slaloment entre les touristes, des murs en granit rose, un phare en granit rose, une ancienne guérite de douanier en granit rose, des plages roses, la vie en rose, l'apothéose avant la pause; trêve de prose car maintenant on se repose et ça s'arrose! 
Guide : Topo-guide 346: Côte de granit rose: Trégor morlaisien (Fédération Française de la Randonnée Pédestre, 2011)

Le mot de la fin: Après avoir arpenté 150 km de sentiers le long des côtes bretonnes, nous retenons plusieurs choses:
-C'était une expérience incroyable, parfois difficile physiquement, mais avant tout marquée par des paysages sublimes et une galerie de portraits qui restera dans nos souvenirs. 
-Le sentier des douaniers n'est pas le plus ardu des GR. Cependant, il ne faut pas le sous-estimer; certaines portions sont périlleuses. Les panoramas sont variés, aucune monotonie chronique n'est à craindre.
-Les endroits que nous avons préférés sont les côtes de Plouha et de Plougrescant, et les rives du Trieux, pour leur morphologie sauvage et pour les belles rencontres.
Et après? Pour une éventuelle prochaine rando itinérante (l'envie est là!), voici ce qui nous semble important, d'après les enseignements tirés de ce premier GR: 
-Se procurer le guide AVANT de préparer l'itinéraire; ça évite des surprises comme: 27 km dont une bonne partie dans les falaises le premier jour (27???!!! dans les falaises???!!!). Ça permet aussi de prévoir les transferts en transports en commun ("Tiens, ce bus ne circule pas le dimanche; on est quel jour là?" "Dimanche...")
-Repérer à l'avance tous les lieux "utiles": ravitaillement, retrait d'argent, laveries automatiques, etc.
-Emporter des bâtons de marche. Pour ma part, j'hésitais avant de partir. Maintenant, c'est: jamais plus sans mes bâtons! Ils sont indispensables pour: utiliser la force des bras quand les jambes démissionnent, se frayer un chemin dans la végétation dense, tester la stabilité du sol, éviter de glisser, grimper, se protéger d'un animal qui semble menaçant, etc. Seul inconvénient: je n'ai pas de troisième main pour tenir le guide et le consulter régulièrement. Si quelqu'un connaît une astuce pour garder ce guide à portée de main sans qu'il soit une gêne, c'est bienvenu! (j'ai testé la poche du pantalon et la ceinture, mais bof...)
-S'aménager l'une ou l'autre journée de pause. Pour récupérer un peu, pour laver le linge, mais surtout pour pouvoir profiter plus de l'endroit et des personnes rencontrées.
-Sélectionner des hébergements de préférence répertoriés en "accueil rando". Pour le service, et aussi pour la proximité avec le GR. Après avoir marché toute la journée, les derniers mètres voire kilomètres pour rejoindre la chambre sont les plus pénibles. Ou bien il faut s'assurer que le responsable des lieux fera la liaison entre le sentier et l'hébergement, c'est un gain de temps et d'énergie très appréciable (comme ce fut le cas chez Monsieur Derrien à Plougrescant).
-C'est bien connu, mais tellement important qu'il faut le répéter encore et encore: alléger son sac au maximum. Pour nous, le sac fut la plus grande difficulté rencontrée. Le transfert des bagages est une option séduisante pour mieux profiter du voyage. En ce qui nous concerne, nos avons marché quatre jours avec sac, et quatre jours sans.
-Enfin, la boussole est ESSENTIELLE, elle ne tombe jamais en panne de batterie, les pansements pour ampoules sont vivement conseillés, et les poches à eau type Camelbak, vraiment très pratiques.
Et voilà, à bientôt pour de nouvelles balades ici et ailleurs! 🙂


Ça fait un peu Écosse, non ?

Vous voyez la bouteille ?

GR34 de Plougrescant à Perros-Guirec – Bretagne, France

Plage de sable blanc à Trestel

Départ: Depuis la chambre d'hôtes à Plougrescant, nous reprenons le GR où nous l'avions laissé la veille: à Pors Scaff. Il serait facile d'écrire un article complet concernant cet hébergement, tant l'accueil que nous y avons reçu est formidable. Verre de bienvenue, conseils avisés, lifts jusqu'au GR, petit déjeuner d'anthologie et que dire de l'équipement mis à notre disposition? Le tout dans un esprit bienveillant et "randonneur". Cette adresse est un must, et monsieur Philippe Derrien est une personne que l'on a envie de compter parmi ses amis.
Longueur : 25 km
Dénivelé positif cumulé: 180 m
Météo: Frais (19°c) mais ensoleillé, avec des alternances nuageuses. Très venteux. Pas d'averse aujourd'hui.
Paysage / Terrain: Entamer une journée par une balade revigorante en bord de mer, il y a pire non? Et cette belle mer transparente, nous allons la suivre pendant la totalité de l'étape. Les paysages sont idylliques. Buguélès est absolument magnifique, et on sait de quoi on parle: on en a fait trois fois le tour... par distraction. Après Port Blanc, les plages sont de sable blanc, l'eau toujours turquoise clair, et le granit devient rose. Au sol: roches (à escalader parfois si la marée est haute), gros galets, sable, blocs de granit, quelques sentiers forestiers aussi. Avec le vent de face, le terrain n'est pas de tout repos. Peu avant Perros-Guirec, une portion du GR est condamnée, car la falaise s'effondre. Il faut descendre sur la plage de galets. Une étape très jolie, mais l'esprit change: on entre en zone touristique... 
Balisage: Comme souvent: plutôt correct, mais quelques imprécisions. 
En chemin: Une maison sur l'eau (c'est quoi l'adresse? Impasse de la Manche?), des passages submersibles, une Mini Moke, une pause de midi sur une terrasse en bord de mer, des îles, et un petit phare.  
Guide : Topo-guide 346: Côte de granit rose: Trégor morlaisien (Fédération Française de la Randonnée Pédestre, 2011)

Une maison sur l'eau !

Buguélès, une fois, 

deux fois,...

et trois fois !

GR34 de Tréguier à Plougrescant – Bretagne, France

Tréguier

Départ: Après une petite balade dans Tréguier la belle cité, nous avons rejoint le port et donc le GR depuis la venelle Ker Coz où nous avons dormi. Une parenthèse au sujet de l'hébergement: suite à une confusion dans les emails de réservation, nous avons sonné à la mauvaise adresse, une autre chambre d'hôtes où l'accueil fut sec et désagréable. Pire: cette personne a refusé nos bagages en transfert depuis Kermagen. Heureusement, tout s'est bien terminé pour nous et pour nos sacs. Nous avons finalement trouvé la bonne chambre et un accueil sympa, aux Chambres de Scavet, l'adresse à recommander à Tréguier. Ne vous trompez pas, ce ne sont pas toujours les adresses les plus "réputées" qui sont les plus recommandables...
Longueur : 12,8 km + 6,9 km
Dénivelé positif cumulé: 121 m + 40 m 
Météo: Soleil et 23°c le matin; à midi, une averse orageuse ne nous a pas laissé d'autre alternative que de nous abriter dans une cabane à rhums à la Roche Jaune. Et à Plougrescant, eh oui, il a plou. Des averses, du vent, du soleil, etc. Comme les gens disent ici: "il fait toujours beau en Bretagne... plusieurs fois par jour".
Paysage / Terrain: Une partie rurale et reposante entre Plouguiel et la Roche Jaune avec cette fois quelques vues intéressantes sur le Jaudy. On nous a conseillé d'éviter la rive directe de l'estuaire, pour les mêmes raisons qu'hier. Nous y passons plus loin en surplomb, dans des prairies humides, avant d'arriver à la baie de l'Enfer et de rejoindre notre chambre à Plougrescant (plus de détails à ce sujet dans le post de demain). 

Le responsable des lieux nous emmène à la pointe du Château où nous poursuivons le GR. C'est la pointe Nord, les côtes d'Armor y sont déchiquetées. Le spectacle est une nouvelle fois grandiose: lumière surnaturelle, roches hallucinantes et démesurées, eau limpide d'une couleur qui n'a rien à envier à celle de l'île de vos rêves... (sauf la température peut-être). De quoi rester bouche bée et complètement indifférent à l'averse qui vous trempe les os.
De toute façon, soleil et vent vous sèchent instantanément dans les minutes qui suivent. Revers de la médaille: ce site est très fréquenté. Les sentiers rocailleux accidentés côtoient les allées proprettes pour flâneurs en tongs: la nature sauvage accessible au tourisme de masse. Étape essentielle tout de même!
Depuis Pors Scaff, nous avons repris la route jusqu'au bourg. 
Balisage: Il nous a fait tourner en rond à Plouguiel. En conséquence, on a suivi la départementale avant de retrouver une balise plus loin. Peu agréable.
Encore quelques imprécisions à l'Enfer et à la pointe du Château, mais rien de bien méchant. 
En chemin: Une vache qu'on appelle pour venir poser pour la photo... et qui vient!, la baie de l'Enfer, Greta une labrador allemande qui nous apporte son jouet (on a la cote avec les chiens), un cheval qui écoute de la musique, le site du Gouffre, et une des maisons les plus photographiées de Bretagne.
Cette pointe aux allures de bout du monde nous met l'eau à la bouche pour demain. Si la côte que nous allons suivre est aussi impressionnante, ça promet de belles photos... 
Guide : Topo-guide 346: Côte de granit rose: Trégor morlaisien (Fédération Française de la Randonnée Pédestre, 2011)


La Roche Jaune

Merci d'avoir posé pour la photo 🙂

Le site du Gouffre

La Pointe du Château...

et son ciel qui devient...

menaçant, voire même...

apocalyptique ! Aïe aïe !

Mais heureusement, en Bretagne, 

il fait toujours beau : 

plusieurs fois par jour.

Castel Meur, la maison entre les rochers

GR34 de Pleubian à Tréguier – Bretagne, France

Vue sur le soleil levant depuis le gîte de Kermagen

Départ: Nous avons d'abord fait un crochet par le charmant bourg de Pleubian où se tenait un marché, en prévision du casse-croûte de midi. Ensuite nous avons rejoint Port Béni où nous avons retrouvé le GR 34. 
Longueur : 18 km
Dénivelé positif cumulé: 155 m 
Météo: Est-ce qu'il pleut bien à Pleubian? Pas du tout! Quelle chance de se réveiller avec une vue sur le soleil qui se lève au-dessus de la mer... Le rando gîte de Kermagen bénéficie d'une situation exceptionnelle, et la petite dame qui en est responsable est vraiment gentille et dévouée... Pour en revenir à la météo: après le soleil, temps couvert, frais (21°c), très venteux et juste une petite averse avant d'arriver à Tréguier.
Paysage / Terrain: Sentier côtier pour commencer, avec notamment une plage de roches et un tapis d'algues qui donne l'impression de patauger dans de la bouillie d'épinards. Ensuite, cela redevient à l'image d'hier: calme et rural. On longe la rive droite du Jaudy mais sans vraiment s'en apercevoir. La portion qui borde l'estuaire au plus près nous a même fait rebrousser chemin, pour cause de roches moussues hyper-méga-glissantes et de vase poisseuse peu engageante. Au mieux on risque une bonne gamelle et des vêtements boueux, au pire, une blessure qui nous empêche de continuer, alors non merci. Après coup, on a d'ailleurs appris que des randonneurs se blessent régulièrement sur ce passage. Retour donc à la route bétonnée qui est le revêtement le plus fréquent aujourd'hui. A ce jour, il s'agit de l'étape la plus facile, mais aussi la moins attrayante à notre goût. 
Balisage: Des balises contradictoires à Kerlizou, sinon plutôt correct dans l'ensemble. 
En chemin: Des crabes, un renard, toujours autant de fleurs, de jolies maisons en pierres, des randonneurs en provenance de Nîmes qui terminent leur GR aujourd'hui, et un très bon repas dans une moulerie à Tréguier pour nous venger de l’exécrable plat micro-ondable d'hier soir, mais aussi pour prendre des forces pour l'étape de demain. Croisons les doigts pour que la météo soit clémente... 
Guide : Topo-guide 346: Côte de granit rose: Trégor morlaisien (Fédération Française de la Randonnée Pédestre, 2011)

La chapelle St Voltron

Les emblématiques hortensias

Sur les rives du Jaudy